A 15 ans, il défie Einstein
5 janvier 2013 - Un lycéen strasbourgeois de 15 ans, Neil Ibata, fait la une de la revue Nature, référence mondiale en matière scientifique, avec une découverte en astrophysique qu'il cosigne dans le dernier numéro.
Certes, la démonstration de la structure organisée des galaxies naines autour d'Andromède, la galaxie géante la plus proche de Terre, procède d'abord des travaux menés depuis dix ans par une équipe internationale dirigée par son père, Rodrigo Ibata. Mais c'est le fils de ce chercheur à l'Observatoire astronomique de Strasbourg qui a révélé qu'elles formaient un disque aplati tournant sur lui-même en réalisant, le temps d'un week-end, une modélisation informatique de l'étude. La tâche lui avait confiée début septembre par son père qui lui avait appris les arcanes du langage de programmation Pithon.
« La chance des débutants » Les vacances de la Toussaint ont encore été nécessaires pour l'animation du modèle, avant que l'interprétation ne soit confiée à l'équipe des chercheurs. « C'est la chance des débutants. Je n'y ai pas passé un centième du temps passé par mon père », reconnaît l'adolescent. Cette découverte apparaît en contradiction avec les différentes théories de formation des grandes galaxies qui veulent que celles-ci grandissent par accumulation de matière noire issue des galaxies naines qui viendraient de manière aléatoire vers leur centre. Neil, élève de 1ère S avec un an d'avance, au lycée international des Pontonniers à Strasbourg, ne sait pas s'il sera un jour astrophysicien mais reconnaît qu'il s'orientera « certainement » vers les sciences, et vers la physique « probablement ». Né d'une mère française professeure de civilisation anglaise et d'un père anglo-bolivien dont le nom révèle une ascendance japonaise, cet aîné de trois enfants attribue cette attirance à son goût pour la nature autant qu'à l'influence paternelle.
Le jeune prodige du Sierra Leone
14 novembre 2012 - Kelvin Doe a 13 ans lorsqu'il construit une batterie dans son village du Sierra Leone, qui n'a pas accès à l'électricité. En mélangeant du soda, du métal et de l'acide, il met au point un prototype fonctionnel et n'a plus jamais eu besoin d'acheter des piles depuis. Son invention suivante est encore plus lumineuse : il s'agit d'un générateur électrique pour toute sa maison, construit en détournant un stabilisateur de tension rouillé trouvé dans une poubelle. Bientôt les voisins viennent y recharger leurs téléphones. Son générateur alimentera plus tard sa propre station de radio, faite à partir d'un vieux baladeur CD et d'une antenne, et qui permet au voisinage de se brancher sur les émissions qu'il anime lui-même.
Repéré par le prestigieux MIT
De tels talents ne restent pas longtemps dans l'ombre. En 2012, il est repéré par un compatriote, David Sengeh, à l'occasion d'un concours organisé dans son pays. Or, M. Sengeh est un ancien élève du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis. Il se démène pour permettre au jeune Kelvin de participer à un programme d'échange de plusieurs semaines au MIT. Kelvin, qui n'avait jamais quitté son village, est propulsé aux Etats-Unis, où il présente ses inventions à des étudiants de faculté. Ce sera le plus jeune invité de l'histoire de l'Institut. Mais la vie aux Etats-Unis ne lui plaît pas ; et il rentre au Sierra Leone. Selon le Figaro, il travaille à présent sur la construction d'une éolienne pour fournir de l'électricité à tout son village.
Millionnaire à 9 ans grâce à ses peintures
Juillet 2012 - A seulement 9 ans, Kieron Williamson est un peintre dont les oeuvres s'arrachent : lors d'une exposition en 2012, ses 24 toiles sont parties en moins de quinze minutes pour plus de 318.000 euros. Sa peinture la plus chère a même été vendue 54.000 euros. Le petit britannique est déjà surnommé « le mini Monet », et produit des toiles à un rythme impressionnant : deux à trois par semaines, malgré l'école et son autre passion, le football.
Kieron Williamson a commencé la peinture pendant des vacances familiales dans la région du Devon en 2008. Quatre ans plus tard, il est propulsé sur le devant de la scène artistique mondiale. Si certains s'interrogent sur la durée de vie de la carrière du jeune garçon, il semble toutefois pouvoir s'appuyer sur la Picturecraft Gallery, située dans le Norfolk, qui accueille régulièrement ses tableaux.
4 juin 2012 : Les oeuvres à 7000 euros d'une peintre de 5 ans
Juin 2012 - Aelita Andre vend des peintures à plusieurs milliers de dollars... alors qu'elle n'a que 5 ans. En juin 2012, elle a même exposé ses oeuvres à la galerie Agora de New-York, aux Etats-Unis. Mais ce n'est pas une première pour la petite artiste d'origine russe. Avant cela, elle avait déjà présenté ses peintures à Hong-Kong et à Melbourne, où elle vit avec ses parents. Elle touche pour la première fois aux pinceaux à un an. A présent, la valeur de ses toiles peut atteindre 7000 euros.
Aelita Andre ajoute souvent à ses oeuvres à l'acrylique des jouets, des écorces, des brindilles et des plumes d'oiseaux ramassées au long de ses promenades.
Chef d'orchestre à 14 ans
Mai 2012 - A 14 ans, le Vénézuélien José Angel Salazar a été déclaré « plus jeune chef d'orchestre professionnel du monde » par les médias de son pays. Une assertion qui suivait sa nomination, en mai 2012, à la tête de l'Orchestre des Jeunes de Nueva Esparta, où il dirige 80 musiciens - pour la plupart plus âgés que lui. Une destinée hors du commun rendue possible par un programme vénézuélien, « El Sistema ». Ce réseau d'écoles et d'orchestres de jeunes soutenu par l'Etat permet à des enfants de sortir de la rue en les initiant à la musique. Depuis sa création en 1975, « El Sistema » a formé de nombreux chefs d'orchestres.
A 8 ans, José Angel Salazar assiste avec ses grands-parents à un concert donné par un trompettiste du Philharmonique de Berlin. C'est le déclic. Il rejoint « El Sistema », et devient rapidement un virtuose du violon et du cuarto, une petite guitare à quatre cordes typique du Venezuela. Mais le jeune prodige se défend d'être une exception. Dans une interview au Guardian, il précise : « Je ne suis pas sûr d'être le plus jeune. Peut-être y a-t-il quelqu'un d'encore plus jeune, quelque part, dans une petite ville perdue. »













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